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Fibre optique entre Québec et les États-Unis : pourquoi cela va se faire

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Période électorale rime souvent avec promesses, et le Québec est loin d’échapper à la règle! Outre l’excellent débat organisé par la Voix des Entreprises en TI de Québec (VETIQ), un autre fait d’actualité a retenu notre attention : le soutien de plusieurs partis politiques quant à un appui financier pour la création d’une autoroute de la fibre optique entre Québec et les États-Unis. Découvrez dans cet article pourquoi cette initiative, fortement suggérée par le maire Régis Labeaume, pourrait être un excellent investissement pour la région de Québec.

Québec n’est pas le Palo Alto canadien. En revanche, la Vieille Capitale peut se targuer d’avoir une culture numérique particulièrement forte grâce à des organismes tels que Québec numérique et Zap Québec. Régis Labeaume, maire de la Ville et véritable ambassadeur de la fibre optique entre Québec et les États-Unis, possède plusieurs autres arguments majeurs pour concrétiser ce projet.

La fibre optique est déjà sous nos pieds!

C’est sans aucun doute l’argument principal quant au développement de cette autoroute. En effet, Hydro-Québec utilise déjà un réseau de fibre optique afin d’optimiser la qualité de ses télécommunications. Il est donc légitime de penser que l’on pourrait utiliser ce réseau au lieu d’en développer un nouveau. Il suffirait de relier le centre d’interconnexion le plus proche de la frontière à une grande ville américaine comme Boston. Cela assurerait une connexion de qualité et une navigation optimale des informations.

Des opportunités politiques et légales intéressantes

Le Canada, tout comme les États-Unis, est un pays stable d’un point de vue politique et légal. Toutefois, il existe une différence majeure entre ces deux pays en ce qui a trait au respect des données privées. Depuis la tragédie du 11 septembre 2001 et la mise en place du USA PATRIOT Act, les données des Américains sont soumises à une surveillance draconienne. Les révélations d’Edward Snowden ont prouvé que, même s’ils affirmaient le contraire, les États-Unis espionnent toutes les données privées auxquelles ils peuvent avoir accès. Ils sont même prêts à commettre des actes illégaux pour en obtenir. Héberger efficacement ces informations dans des centres de données québécois pourrait donc être une idée très séduisante pour les entreprises ne souhaitant pas être affectées par les lois étasuniennes.

Des avantages géographiques et climatiques indéniables

Outre le territoire disponible et la proximité entre Québec et les États-Unis, qui garantit un temps de latence minime, notre région dispose d’un emplacement idéal pour l’hébergement de données. Sur une année, la température avoisine en moyenne les 4,6 degrés Celsius ce qui est idéal pour des serveurs. Grâce à ces conditions, mettre en place des systèmes de climatisation est uniquement nécessaire pour des périodes exceptionnelles. À tous ces avantages on peut également rajouter que, contrairement à nos voisins du Sud, le Québec est étranger aux catastrophes naturelles, notamment grâce au bouclier canadien.

Un contexte socio-économique opportun

« On veut répondre à la demande des entreprises d’ici et renforcer le développement économique. Ce projet se traduit par de la fibre optique noire (FON), pas utilisée encore, qui servirait de canal de communication pour de l’hébergement technologique, de l’information nuagique. » Régis Labeaume, Maire de Québec.

Québec est plus qu’une fière représentante de la culture numérique, c’est une véritable ambassadrice de l’économie de services et des travailleurs du savoir. Dans ces conditions, nul doute que plusieurs investisseurs sauront faire fructifier leurs capitaux grâce aux futurs centres de données nécessaires à l’hébergement des informations. Ayant connu une forte période d’activité dans les années 2000, ces véritables bâtiments de stockage s’amortissent en général sur une période allant de 10 à 15 ans.

À la vue de tous ces avantages, on comprend pourquoi monsieur Labeaume tient particulièrement à ce dossier. Il permettrait de développer une industrie québécoise compétitive au niveau de l’hébergement de données et ainsi accentuer le positionnement numérique qu’adopte la Ville. Pour découvrir les centres de données les plus sécuritaires au Canada, prenez quelques secondes pour visiter le site Web de l’Uptime Institute.

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