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Le logiciel libre : la solution sur mesure pour le projet SAGIR

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Au-delà de la complexité de SAGIR, c’est bien sa taille qui est à l’origine de son échec. En effet, il est impossible de gérer un projet aussi important sans le morceler. SAGIR, initialement estimé à 83 millions de dollars, a coûté aux contribuables plus de 620 millions de dollars à ce jour! Dans cet article, vous découvrirez comment le logiciel libre aurait pu éviter un des plus grands échecs de l’informatique québécoise.

Pourquoi le logiciel libre aurait été plus adapté pour SAGIR?

Le logiciel libre aurait dû être une évidence pour le projet SAGIR. L’utilisation des technologies libres et des standards ouverts aurait permis de morceler efficacement les différents volets du projet. Ainsi, les risques de coûts et de délais supplémentaires auraient été considérablement diminués. Les risques d’obsolescence auraient, quant à eux, été littéralement annihilés.

Segmenter SAGIR pour mieux le gérer

Les limites du logiciel propriétaire pour un projet comme SAGIR

En ce qui concerne les logiciels propriétaires, ils offrent bien la possibilité de morceler un projet. Toutefois, dans le cas SAGIR, les limites technologiques sont nombreuses et difficiles à surmonter. En effet, sur l’ensemble des prestataires retenus, il se peut que l’un cesse de supporter la technologie sur laquelle se base le projet sans qu’un autre ne puisse reprendre le flambeau. Segmenter un projet aussi colossal que SAGIR, basé sur des technologies propriétaires, reste donc périlleux. Les nombreuses zones d’ombres quant aux rôles des partenaires et à leur complémentarité n’arrangent pas la situation.

Les avantages du logiciel libre dont SAGIR aurait pu bénéficier

L’utilisation du logiciel libre aurait grandement simplifié le morcellement de SAGIR. Grâce aux standards ouverts, la coopération de différents prestataires aurait avant tout été facilitée. Une équipe du gouvernement aurait simplement eu à veiller à ce que chaque fournisseur respecte son rôle et documente son travail. Autre avantage à la coopération : la facilité avec laquelle le gouvernement aurait délimité les responsabilités des différents fournisseurs! En effet, la construction modulaire est la base de la coopération des communautés de logiciels libres. Dans le cas du logiciel propriétaire, on privilégie le développement monolithique pour garder les clients en captivité. Directement imputable quant au succès ou à l’échec de SAGIR, l’équipe responsable de la gestion du projet se serait finalement assurée de l’arrimage des différents morceaux définis préalablement afin de former un tout cohérent et facile à faire évoluer.

Assurer la pérennité et l’évolution de SAGIR

Le logiciel propriétaire : une solution de développement pour le court terme

En choisissant un logiciel propriétaire comme coeur de SAGIR, le gouvernement a peut-être manqué de vision. Un projet de cette envergure se pense sur 20 ou 30 ans, ce qui est tout simplement impossible avec les technologies propriétaires. Ces technologies soumettent le client au bon vouloir du fournisseur et surtout de son modèle d’affaires. Dans le meilleur des cas, si le prestataire de services arrête de supporter une version de son logiciel, le client doit payer pour migrer le logiciel vers une version plus récente. Dans le pire des cas, le client se retrouve prisonnier du logiciel propriétaire avec une solution non supportée, ou non supportable, même avec la meilleure des volontés.

Le logiciel libre : la solution pour minimiser le coût total de possession (CTP)

Dans le cas du logiciel libre, il n’y a pas d’expiration de licence, donc pas de prise d’otage! Les communautés font vivre et perfectionnent continuellement les technologies. Dans le cas où une communauté disparaissait, le client est totalement apte à poursuivre son propre développement en fonction de l’évolution de ses besoins et au rythme où il le souhaite. En effet, contrairement au logiciel Oracle qu’utilise SAGIR, le code source est accessible et documenté. Autre avantage qui vient minimiser le CTP, la possibilité de redistribuer, partiellement ou totalement, le code de son projet à la communauté. Ainsi, celle-ci améliore les modules existants et en développe de nouveaux sans frais. Le logiciel libre n’est pas une question de philanthropie. C’est simplement la meilleure façon de gérer sereinement des projets numériques d’envergure.

Dans le cas de grands projets comme SAGIR, ou encore le Dossier Santé Québec, l’utilisation du logiciel propriétaire est inadaptée. Nous vous suggérons donc d’adopter le logiciel libre sous peine de continuer à abandonner des projets de millions de dollars. Comme vous devez maintenant vous en douter, cela sera probablement le cas pour au moins l’un des deux projets mentionnés ci-dessus. Si vous n’êtes pas encore convaincus de l’utilité des logiciels libres pour votre organisation, je vous invite à découvrir pourquoi ces technologies sont un gage de succès pour votre projet numérique.

  • http://blog.logixca.com/ logixca

    Parfaitement d’accord avec l’ensemble des arguments avancés et surtout cet extrait: « Grâce aux standards ouverts, la coopération de différents prestataires aurait avant tout été facilitée ». Est-il encore temps pour le projet SAGIR de considérer le libre?

Nous. Ailleurs.

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